26 juin 2006

Edito: RUTALI SE TRANSFORME Depuis quelques années Rutali se transforme, à vitesse grand V. De nombreuses familles d’origine continentale, italienne, étrangère sont venues s’y installer. Les hasards de la vie, les mutations professionnelles, quelquefois un choix délibéré, les ont amenées à Rutali où elles ont souvent acheté des maisons ou des terrains où elles ont fait construire. La plupart du temps l’intégration est réussie, plusieurs de ces nouveaux rutalais participent souvent aux activités des associations, sont présents aux différentes manifestations qu’elles organisent… Bienvenue à tous. Nos qualités d’accueil sont réelles. Nous pouvons encore faire mieux, en organisant par exemple, chaque année une journée d’accueil pour présenter notre village, son histoire, ses traditions, nos manières de vivre, nos us et coutumes… De leur côté il leur faudra un peu de temps pour se faire à nos manières, et aux règles de vie collective non-écrites, ce sera chose facile en faisant montre d’une attitude ouverte à l’égard de ce que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts (nous n’en manquons pas...). En oubliant les fâcheux modes de vie des lotissements, que l’on ne fait que traverser en voiture, où l’on se côtoye sans se connaître, où l’on vit repliés sur soi, à l’abri de sa cloture et de son chien… L’important est de rester nous-mêmes, en intégrant les apports positifs, c’est à dire une vraie communauté. Tout ce qui est fait, notamment par les associations, pour réveiller notre identité et développer la convivialité, est une bonne chose pour accueillir convenablement les autres, sans que se développe insidieusement le sentiment frustrant d’une dilution au sein d’une population banale, anonyme. Rutali doit absolument rester un village et se garder de devenir une sorte de « Ficabruna d’altitude ». C’est l’affaire de chacun d’entre nous.

7 commentaires:

À 09:54 , Anonymous Anonyme a dit...

J'apprécie ce message, u cuccu, moi qui suis une nouvelle "résidante" ni tout à fait étrangère ni tout à fait Rutalaise.
En ce qui concerne l'intégration des non-corsophones, je suggère une idée ... Si en plus des écrits de "sott'a l'olmu", on avait droit sur ce blog à deux ou trois minutes de corse parlé - texte et paroles - ce serait génial pour ceux qui comme moi souhaitent se familiariser avec le corse. Une langue vivante est avant tout parlée.
D.D.

 
À 09:59 , Blogger U cuccu a dit...

Ce sera sans doute la prochaine évolution du blog. Mais nous attendrons la rentrée pour être sûrs que le village sera équipé en haut débit, indispensable pour faire fonctionner l'innovation que nous préparons.

 
À 10:58 , Anonymous Anonyme a dit...

@ D.D.
Je te conseille un guide de conversation original et facile pour découvrir:
Les mots clés
Les expressions courantes
Les coutumes locales
Un lexique de plus de 2000 mots
C'est LE CORSE DE POCHE
ASSIMIL évasion
Tu peux te le procurer à la librairie LE ROI LIRE
Galerie Marchande du Centre Commercial La Rocade

Tu y trouveras les traductions bien évidemment, mais aussi la prononciation figurée, un condensé de grammaire et même de l'humour avec des illustrations amusantes.
Il s'agit avec ce livret de comprendre le corse le plus quotidien et savoir en formuler quelques phrases usuelles.
Le prix: environ 9 euros
Je pense que cet ouvrage sans prétention correspond à peu près à tes attentes et contribuera à une intégration encore meilleure.
Au travail
SALUT A.B

 
À 20:41 , Anonymous Anonyme a dit...

Dans les sociétés primitives..pardon je veux dire dans les sociétés des artistes des Arts Premiers ,les nouveaux arrivants qui n’avait, ni été tué ni mangé ,devaient pour intégrer la Cité subir une épreuve d’initiation.Je suggère(cela n’engage que moi)que les anciennes familles du village,imaginent une où des épreuves que les nouveaux arrivants devront subir ,et qui les rendra citoyen de la cité ,hors des barbares. Astucieux non ? Le sloughi

 
À 16:57 , Anonymous Anonyme a dit...

J'étais partie pour développer un long truc, mais comme je n'ai pas le temps, j'irai à ce qui me parait l'essentiel.
- Une intégration réussie n'est pas fonction d'être corse ou non, corsophone ou pas.
- Ce qui compte: LA VOLONTÉ DE S'INTÉGRER.
- Pour s'intégrer quelques conseils;
Sourire, saluer, aller vers les autres. Ceux qui sont
en face ne pourront faire autrement que de vous
imiter.
Aller dans les endroits où il y a du monde: le bar,
la boulangerie, les rues du village ( quand il y a
des gens, bien sûr ) et ne pas hésiter à engager la
conversation. En effet, participer aux
activités des associations et prendre part aux différentes manifestations organisées.
Surtout, ne pas rester dans son coin et traverser le
village à toute allure (mauvais ça, il y a des enfants
partout et c'est très mal vu ) en revenant du boulot
ou de la plage.
Maintenant, si vous le permettez quelques conseils pour accueillir les nouveaux:
Essayer de nous débarrasser de cette méfiance
instinctive que nous pouvons avoir à l'égard des
" étrangers", essayons de nous mettre à leur place
pour avoir la bonne attitude à leur égard.
Donc à nouveau, saluts, bonjours etc..
Ne pas manquer de les informer des habitudes du
village, leur signaler telles ou telles manifestations,
leur éviter de commettre des "bourdes" en leur
prodiguant des conseils avisés,
pratiquer avec eux une attitude "d'ouverture", afin
de les mettre à l'aise.
J'arrête là, en étant bien consciente d'avoir oublié plein de choses, mais d’autres diront leur façon de voir.
Allez, trinicatevi appena, sarà bè per tutti !!!
Andrea Balbinot

 
À 00:39 , Anonymous Anonyme a dit...

Merci Andrea. Je ne manquerai pas de me procurer le livre que tu me recommandes dès mon retour au village...
À bientôt, à Rutali.
D.D.

 
À 10:02 , Anonymous Anonyme a dit...

"S'il fallait donner un coup de pied dans chaque pierre du chemin, on n'aurait jamais fini..." disait souvent ma mère qui était emplie d'une grande sagesse. Donc passer outre, bien faire et laisser dire... ça entre par une oreille et ça ressort par l'autre. Ne pas chercher à interpréter les dires, faits et gestes d’autrui. Positiver. Ne voir que ce qu'il y a de bien...
Savoir faire le PREMIER PAS, ne pas toujours tout attendre des autres sinon parfois on peut attendre INDÉFINIMENT parce que peut-être que les autres ne savent pas que l'on attend !
Oublier d’être SUSCEPTIBLE. Celui qui se vexe a deux peines : celle de se vexer et celle de se dé-vexer !!!
On peut ne pas avoir forcément envie de s’intégrer au groupe village mais cependant il n’est pas interdit d’être aimable. Un sourire, un bonjour ça ne coûte RIEN mais ça compte BEAUCOUP pour celui qui le reçoit. Et puis un mot ou deux ça n’engage à rien. Bon, c’est vrai je suis de Marseille, j’ai la tchatche facile, je n’ai donc pas à me forcer mais parler c’est mieux que de carburer au temesta ou au lexomil !!! La PAROLE libère !
Je vous adresse à tous un sourire et un amical bonjour.
D.D.

 

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